La Haine

Fight. Fight. Fight. Fight...Samedi soir. Il est 2h21. Ma tête sur l’oreiller, les yeux fermés, je ne parviens pas à trouver le sommeil dans ce vacarme, le cri de rage contenu dans mon subconscient surpasse tout ce qui peut être audible. Encore une fois la révolte gronde et mon corps reste difficilement enfermé dans cette immobilité que je me dois de maintenir.

L’envie de frapper.

Mon cœur pourrait embraser la ville entière, mettre Paris à feu et à sang en un instant seulement.

Cette seconde, où la raison laisse place aux instincts primaires, cette dangereuse seconde où mon hystérie me transforme.

La violence de l’ignorance, des mensonges, des mots et des maux.

Mais la vie parmi vous est un cycle infernal ! Ouvrez les yeux sur la souffrance du monde, du passé, du présent et surtout sur celle de notre futur. L’Homme cet animal innommable contrôle le monde et en réalité nous ne savons rien et sommes en droit de douter de tout comme je suis en droit de douter de vous. Vous tous.

N’existent que l’enfer et le paradis et si nous avons été expulsé de l’Eden… Mais “jusqu’ici tout va bien”.

La Haine.

février 6, 2011 at 1:52 Laisser un commentaire

Ce jour là…

18 ans d’une vie. Cette journée magique, de minuit à minuit, jamais je ne l’oublierai. Et si après ma mort je pouvais me souvenir d’un moment, ce serait ces 24 heures qui s’ouvrent et se ferment sur le bonheur intense de la grande ville, comme promis. La folie de ma jeunesse m’anime encore et mon cœur continue de battre au rythme des exploits de 22h aux premières heures du 25 octobre 2010. Elle m’anime encore, m’animera toujours. Comme l’éternel souvenir de la joie physique et psychique conservée. Et les bougies soufflées dix-sept jours passés, une fois quelques larmes d’émotions versées, s’éteignirent sur le souhait de ne jamais les perdre, eux. De ne pas perdre Paris.

 

Tefy's creation.

 

novembre 27, 2010 at 6:48 2 commentaires

La putain royale

Il est difficile d’être Anne Boleyn, lorsque Henri reste l’époux de Catherine d’Aragon. En tant que favorite, on se contente de promesses faites à demi-mots en attendant l’échéance du couronnement que l’on croit alors éternel. Et c’est ainsi, tout en sachant que l’inconstance du roi nous mènera à l’échafaud. Mais on espère, afin d’éviter de voir son destin se dessiner en de néfastes traits. On espère obtenir la clémence de l’amour, que Dieu nous épargne la mort des plus atroces : celle qui vous est donnée par l’être cher. On prie avant qu’il ne nous abandonne à ces mains de bourreau alors qu’autrefois on y serait tombé sans retenue.

Alors que le roi, marié à cette princesse espagnole, Boleyn demeure la putain malveillante.

Un sermon n’est qu’un leurre.

 

novembre 22, 2010 at 9:00 Laisser un commentaire

It’s my life

C’est que c’est ma vie à moi, ce tout qui ne signifie rien pour eux. Je suis malheureusement convaincue, comme marquée au fer rouge : je le veux, oui et désormais plus que tout. Ce rêve dont je n’ai pas le pouvoir de réalisation, je veux qu’il soit réalité : ma vérité. Qui pourrait prétendre diriger ma vie et mes pensées ? Ces admirateurs de l’état réactionnaire ? Non car je vous le dis sans détour mon cher, la personne à qui je dois le plus de respect n’a cette prétention. Alors puissent-ils me dire avec arrogance « Dans ce cas, tu n’as qu’à faire autre chose », je leur répondrai que l’image donnée par ma couleur n’est point dictatrice, ou qu’elle n’est pas mienne. Ainsi, je me battrai jusqu’au sang dans ce combat, quitte à en mourir. Car oui, c’est que c’est ma vie à moi et que sans le journalisme, je ne serais rien.

novembre 20, 2010 at 2:41 Laisser un commentaire

Music is life

La musique a toujours été là au bon moment. Jamais un jour ne s’est levé sur Terre sans elle depuis ma naissance. Une suite de notes peut alors suffire à m’emporter dans une neutralité affective, une utopie de trois minutes et vingt secondes où sentiments aussi forts qu’ils puissent être s’effacent. Il se peut qu’au contraire, les paroles et rythmes, m’investissent dans une profonde pensée : une réflexion, sur une vie amoureuse trop compliquée, une idéologie politique ou une perte de repères. Elle peut être vecteur de joie, de peine et parfois même de colère. « Dis-moi ce que tu écoutes, je te dirais qui tu es ». J’ignore si cette fameuse phrase s’applique à moi tout aussi bien qu’à d’autres, sinon la musique traduirait mon universalité et si elle influe sur tout une personne, cela expliquerait un tas de choses complexes à mon propos. Ma nature, je crois, réside plutôt dans les paroles. Dans chaque mot, chaque couplet de mes nombreuses chansons préférées, étrangement se trouve une part de moi. Il devient alors facile d’interpréter chacune d’elles pour deviner les traits les plus secrets de ma personnalité. C’est un fait qui est quelque fois insupportable : une perte de confiance en soi et les sujets tournent autour de rêves déchus (Kings and Queens), une rupture non consommée et l’artiste se met à chanter avec émotion qu’il se demande pourquoi (Wonder why), le manque d’une présence et « Urgently Needed » vous brise le cœur. La jalousie fera fredonner « Like I do », la honte d’être abusé(e) fera crier le refrain de « Stitch me up » avec colère, le regain d’espoir vous fera réciter amusé(e)« If I ever feel better » et les envies inavouables feront murmurer « Ride my star ».

“If I ever feel better, remind me to spend some good times with you. You can give me your number, when it’s all over I’ll let you know” Lili to Julian Perretta.

octobre 9, 2010 at 1:17 2 commentaires

Intoxiquée

La première fois… La première fois, le cœur me bat lourdement dans la poitrine à rythmes irréguliers et me fait frôler l’état d’anxiété aigüe une fois l’instant du point de rupture, tant redouté, arrivé. Deux voies s’offrent alors à moi, il est encore temps de reculer : refuser, dire non. Mais j’ai aussi la possibilité de dire oui. Cette voie m’appelle, j’arrive à percevoir ses cris et fut un moment où je ne perçus plus qu’eux. J’accepte. Cependant, je n’en serai pas dépendante, je ne connaitrais pas le manque et n’y prendrait peut-être aucun plaisir, car je ne me satisfais uniquement de ce qui m’est inaccessible. Enfin, c’est ce que je croyais.

A peine la décision prise, la douceur s’immerge en moi et je me retrouve mentalement dans un champ de violettes. L’herbe y est verte, le ciel y est d’un bleu azur incomparable, le vent qui balaie mes cheveux sur ma nuque y est chaud, le soleil brille sur ma peau. Je touche à une perfection émotionnelle jamais atteinte et c’est ainsi que je vis tous les problèmes de haut : aucun ne pu surpasser cette condition de bonheur surnaturel, si ce n’est la mort.

La redouter, elle, qui me fixe sans relâche de son piédestal, fit surgir de multiples angoisses. L’effet d’euphorie disparu aussitôt. Que faire si ce n’est réclamer de nouveau ce paradis qui devint tout pour moi sauf artificiel ? Les doses augmentent mais affamée, je ne prononce que le mot « plus » et d’un ton qui gagne au fur et à mesure en agressivité… Jusqu’à l’ultime décision qui fut prise sans que l’on ne m’ait consultée au préalable : les doses diminuent et je prends conscience dès lors des douleurs insoupçonnées qui se font ressentir à longueur de journées. Les heures s’allongent, suivent les minutes. Le jour n’a plus de sens sans au moins un 1/100ème de cet artifice que je hais et qui suffirait pourtant à faire taire mon passé ne serait-ce que le temps d’un souffle. Comme une erreur peut-être gravement coûteuse… J’aurais dû me détourner de l’amour à temps et si l’oubli était une option je m’y avancerais sans hésitation pour vivre un Eternal sunshine of my spotless mind.

“We are not ashamed to say that Love is pain… and we’ll do it again !” Joan Jett & the Blackhearts

septembre 30, 2010 at 10:04 Laisser un commentaire

Le Jeudi 16 septembre 2010 à 18h20

Le Jeudi 16 septembre à 18h20, c’est sans grand enthousiasme que j’appuie sur le bouton « On » de mon téléviseur. Je m’installe bruyamment sur mon canapé, poussant un long soupir de lassitude un pot de Nutella à la main. C’est alors qu’enfournant sauvagement la petite cuillère dans la délicieuse mixture marron goût chocolat noisette, un message vidéo s’affiche à l’écran. Au début, croyant que c’était une publicité, mes yeux se remirent à fixer la quantité de pâte qu’avait prit le couvert en argent. Ce n’est qu’après quelques secondes que je m’aperçus que Secret Story, l’émission culte avait bel et bien commencé. Depuis combien de temps ne l’avais-je pas regardée pour ignorer que Senna et Amélie avaient de tels projets ? Depuis combien de temps je parcourais les rues de Paris quotidiennement pour ne pas savoir que la concrétisation était prévue pour le lendemain ? Je n’en croyais pas mes yeux. Deux personnes, censées adultes, majeures et vaccinées, allaient se marier sous l’œil des caméras de Tf1 après seulement deux mois de fréquentation. Ma bouche s’entrouvrit de surprise et c’est hébétée, que je lus ce qui m’acheva sur place : « Senna et Amélie vont-ils se marier ? C’est au public de décider ».

Les personnes de mon entourage sauront tout à fait visualiser le « QUOI ?! » qui sortit instinctivement de ma bouche à ce moment précis. Je me suis sentie insultée, une offense envers tous ceux qui croient encore en l’institution du mariage et surtout qui croient encore en l’amour, celui capable de vous faire vivre d’eau fraîche. Quelle image pense donner la production à des jeunes de 13 ans ? Quelle sorte de maturité peut-on attendre de leur part une fois que ces images leur ont été montrées ? Jusqu’où peut aller la politique de l’audimat ? Les questions se sont rapidement enchaînées dans ma tête pendant que je regardais, sourcils froncés, le pathétique se faire filmer en personne sur Tf1. Mais c’est alors qu’une question naquit innocemment dans mes pensées. « Et puis après tout, l’amour existe-t-il encore pour que je puisse prendre sa défense de la sorte ? A-t-il jamais existé ? ». Au lieu de se perdre comme les interrogations précédentes parmi des milliers, celle-ci résonna dans ma tête. Avais-je vraiment le droit d’émettre une critique au nom de l’amour, alors qu’il est possible que ce ne soit qu’une légende ?

En effet, comment expliquez-vous la complexité des relations de couples ? Le nombre de divorces affolant ? L’amour n’a pas eu besoin de Secret Story pour cessé d’exister et être maladroitement parodié, c’est peut être ça le plus triste. De nos jours, tout un chacun cherche à se protéger de lui, à se préserver de la souffrance qu’ils imaginent future, comme si la vie n’était que prévention. Aimons plutôt le risque aveuglément démesuré, pas en se mariant à la télévision non, mais plutôt en laissant parler nos sentiments pour nous sans craindre de s’y brûler les ailes.

septembre 17, 2010 at 7:36 4 commentaires

I love&hate you rebelfashionista

Ce que l’on appelle communément « blog » pour désigner un site comme celui-ci, m’a beaucoup apporté en une année. Je ne sais qui remercier : mes proches ou moins proches qui furent inspiration, chid0ri qui m’a donné l’envie de faire naître cette Rebelfashionista ou moi-même. Peut-être tous à la fois. Je n’envisageais pas à son ouverture que de telles choses arriveraient et qu’il susciterait tant d’attention au point d’être au centre de conversations. Pour ne citer que peu d’exemples, le lien visible en permanence sur Messenger m’a fait faire plus ample connaissance avec quelqu’un dont je n’aurais jamais eu idée qu’un tel lien pouvait exister entre nous ; de même les articles diffusés sur facebook ont en quelque sorte « peoplisé » le site sur lequel je n’ai pas reçu que de mauvais retours et critiques jugeant le côté « gossip » involontairement mis en valeur. Mais alors qu’il divisait les adhérents et les opposants, la peur de s’y reconnaitre unissait les deux groupes.

Articles controversés, mais écriture appréciée. N’est-ce pas le principal ?

Happy B. rebelfashionista

PS : Quant à ceux qui ne me connaissent pas et que je ne connais pas non plus mais qui se plaisent à me critiquer ouvertement sur des critères strictement personnels et hors contexte (je pense à Sam ou d’autres), qu’ils soient sur leurs gardes : leurs vies privées trop connues pourrait faire l’objet d’un excellent article.

juillet 28, 2010 at 10:40 Laisser un commentaire

Tellement fashion

Il y a des choses pour lesquelles la rébellion conservée en mon for intérieur, qui d’ordinaire a une voix sourde mais grave, se réveille en criant avec une douleur effroyable. Certains la nomment rage, je l’appelle plutôt « violente déception ». La France change : elle n’évolue pas, elle régresse. Elle descend lentement mais surement dans le renommé classement de la liberté de la presse (donc d’expression) publié par l’association Reporters sans frontières. On licencie Stéphane Guillon pour inviter Finkelkraut dans un média censé d’oppposition. Entre eux deux le plus philosophe laisse sa place, comme un grand déjà et démontre qu’il ne fait pas bon de dénoncer les véritables défaillances du système car c’est se faire ennemi du pouvoir.

Le peuple développe alors des idées et attitudes étranges et se complait dans la stigmatisation comme en ces temps où une crise réveilla d’horribles idées. Le langage si grand se voit restreint. Peut-être étais-je trop sotte pour remarquer de tels comportements auparavant mais désormais on parle de banlieusards quand une équipe de football professionnelle côtoie le ridicule, les banlieusards se confondent avec les délinquants, les délinquants sont alors subitement principalement, voire uniquement, issus des minorités visibles et l’on parle sagement de déficience de Q.I lorsque l’on désigne ces mêmes fauteurs de troubles. Quelle sera la prochaine étape ? La théorie de l’évolution ? La sélection naturelle ? Deux thèmes qui, à ce propos, ont déjà été abordé dans le domaine purement physique, alors qu’attendent-ils pour attaquer les capacités intellectuelles ?

Le terme race sera alors remis au goût du jour et la tolérance deviendra « out » au grand dam de la philosophie des Lumières toutefois si…frenchy.

juillet 28, 2010 at 9:55 2 commentaires

Un élan de solidarité

C’est entre deux fiches à réviser que je prends le temps de faire passer un message important et engagé.

Anne-Éliane DJEUKOUE est une jeune fille scolarisée à Fresnes et vivant à Cachan depuis 5 ans maintenant. Elle poursuit brillamment ses études en BAC pro comptabilité. Elle a été confiée par sa mère à une de ses sœurs française, vivant en France, où vivent aussi une autre de ses sœurs et son frère, tous deux en situation régulière.
Afin de pouvoir continuer ses études il devient indispensable que sa situation administrative soit régularisée par une carte de séjour, mention « vie privée et familiale », qui pourrait lui permettre de préparer son BTS en alternance.

Ce geste de solidarité peut lui permettre d’obtenir les papiers nécessaire au suivi de ses études en France.

La pétition se trouve ici: http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=29219

La signer via internet prend moins de 5 minutes. Alors cliquez, signez. Merci d’avance.

"Et si me faire changer il a pu, alors tant mieux"

mai 31, 2010 at 6:34 2 commentaires

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