La putain royale
novembre 22, 2010 at 9:00 Laisser un commentaire
Il est difficile d’être Anne Boleyn, lorsque Henri reste l’époux de Catherine d’Aragon. En tant que favorite, on se contente de promesses faites à demi-mots en attendant l’échéance du couronnement que l’on croit alors éternel. Et c’est ainsi, tout en sachant que l’inconstance du roi nous mènera à l’échafaud. Mais on espère, afin d’éviter de voir son destin se dessiner en de néfastes traits. On espère obtenir la clémence de l’amour, que Dieu nous épargne la mort des plus atroces : celle qui vous est donnée par l’être cher. On prie avant qu’il ne nous abandonne à ces mains de bourreau alors qu’autrefois on y serait tombé sans retenue.
Alors que le roi, marié à cette princesse espagnole, Boleyn demeure la putain malveillante.
Un sermon n’est qu’un leurre.
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